samedi 1 septembre 2012

Donation Gagneux-Jouzeau (1949)

Allez, on est en septembre, on reprend le chemin des écoliers, et celui des recherches familiales.
J'ai repris la lecture assidue des derniers documents recueillis, et en particulier de la donation faite en 1949 par Hermance JOUZEAU veuve GAGNEUX à ses 4 enfants : Zéna, Maurice, Robert et Gisèle (Colette, sois une nouvelle fois remerciée pour ce partage, il me comble de joie et ma curiosité est un peu plus aiguisée).
Avant de lister les biens donné par Hermance à ses héritiers, le notaire a listé les identités de toutes les parties concernées (j'ai donc pu compléter mes connaissances), et les conditions selon lesquelles Hermance a possédé ses biens, et selon lesquels chacun en héritera. Concrètement, on apprend qu'Adolphe et Hermance, qui s'étaient mariés en 1897 sans contrat de mariage, avaient fait un contrat de donation entre époux en 1923.
D'ailleurs, je vous copie ci-dessous une demi-page de la prose notariale, pour votre plaisir (ou pas !) :
Madame Trainson, Monsieur Maurice Gagneux, Monsieur Robert Gagneux et Madame Martinière, issus du mariage d'entre Madame Hermance Raymonde GAGNEUX, donatrice et Monsieur Joseph Adolphe JOUZEAU, son mari prédécédé, et en cette qualité habiles à se dire et porter et héritiers, conjointement pour le tout ci divisement chacun pour un quart de Monsieur Joseph Adolphe GAGNEUX, leur père, en son vivant propriétaire, demeurant à Dangé, route Nationale, où il est décédé le vingt sept avril mil neuf cent trente huit, époux de ladite Madame Hermance Raymonde JOUZEAU ; et sauf les droits en usufruit revenant à cette dernière, en sa qualité de donataire universelle en usufruit de tous les biens composant la succession dudit Monsieur Joseph Adolphe Gagneux, en vertu d'un acte de donation entre époux, reçu en présence réelle de témoins par Me AUCHER, notaire à Dangé, prédécesseur immédiat du notaire soussigné, le trente juin mil neuf cent vingt trois.
Ainis que ces qualités sont constatées par un acte de notoriété dressé à défaut d'inventaire après le décès dudit Monsieur Gagneux-Jouzeau, par Me Opter, notaire soussigné le dix huit juillet mil neuf cent trente huit de la nue propriété, pour y réunir l'usufruit au jour du décès de la donatrice, qui en fait la réserve expresse à son profit.
Vous avez vu la longueur des phrases ? Profitez bien des virgules pour respirer si vous lisez cela à voix haute ! :-)
On apprend ensuite que la donatrice (Hermance) a posé des conditions en sa faveur avant la donation. Elle a imposé à ses enfants de la laisser jouir de tous les biens jusqu'à son décès. Ils seront donc bien propriétaires à conditions d'accepter les biens en état (immeubles délabrés ou non, terrains fertiles ou non, ...), de payer les taxes et impôts, de ne pas pouvoir les vendre, les échanger, les hypothéquer tant qu'elle sera vivante, de ne pas demander de compte-rendu de sa jouissance gratuite, de lui laisser la jouissance du mobilier accompagnant l'immobilier.
Les héritiers ont tout accepté.
Hermance est décédée 9 ans plus tard (à 8 jours près).

mercredi 18 juillet 2012

Pierre Barjot, Pierre Belleroche, Pierre Dublanc - Résistant

Grâce à la magie de l'internet j'ai appris aujourd'hui que Zéna la résistante avait un cousin lui aussi résistant.

Sa carrière, exceptionnelle, à débuté en 1919, quand le jeune enseigne de vaisseau de seconde classe, Pierre Barjot, sortant de l'école navale, entreprit le tour du monde sur le Jeanne d'Arc. Cinq années plus tard, il se spécialise dans les sous-marins et obtient le commandement de l'un d'entre eux.

En 1939, il est appelé à l'amirauté par l'amiral Darlan. Mais l'année suivante, refusant l'armistice, il entre dans la résistance (réseau Alliance). Arrêté en 1942 par Vichy et réformé par mesure disciplinaire, il rejoint Alger où il exerce la profession de journaliste sous le nom de Pierre Belleroche, ou de Pierre Dublanc.

Réintégrant la marine, il est nommé par le général De Gaulle en mai 1944 à l'état-major de la défense nationale. Douze ans plus tard, Pierre Barjot joue un rôle majeur dans l'opération navale franco-britannique de Suez, en tant que commandant en chef français. Il reçoit le titre d'amiral en décembre 1958.

Sa mort en 1960 suscite une vive émotion. Les obsèques de ce grand marin, mais aussi écrivain important, auteur de nombreux ouvrages militaires eurent lieu à Paris, puis au Blanc où il fut inhumé le 3 février.
tableau de cousinage, cliquez dessus pour mieux voir

lundi 16 juillet 2012

Zéna la chatouilleuse

Patricia vient de m'apprendre que la pièce de 10€ de Mayotte est à l'effigie de Zéna M'déré. Aussitôt je me suis dit "mais c'est qui cette Zéna là ?" 
J'apprends grâce au net que Zéna M'Déré (1917-1999) est une personnalité mahoraise (= de Mayotte) qui était à la tête du mouvement des Chatouilleuses. Késaco ? 
Toujours selon Internet : 
"Les chatouilleuses sont des femmes de Mayotte qui se sont battues, dans les années 1960 et 1970, pour réduire l'influence des autres îles de l'archipel des Comores sur Mayotte et arrimer cette dernière à la République française. Entrainées par Zéna M'Déré, elles agissaient par le biais de commandos prenant à partie les responsables politiques comoriens en visite pour les soumettre à des chatouilles et ainsi les forcer à s'aligner sur leurs positions ou à quitter l'île." 
On en apprend d'avantage sur cette Zéna dans Ouest France -> lire l'article 
Au lieu de frapper leurs cibles, elles ont préféré les chatouiller ! Il faut croire que les Zéna sont des femmes de caractère !


mardi 5 juin 2012

Avis de recherche - Emile GAGNEUX

Suite à ma précédente recherche, je me suis souvenu qu'il figure un nommé GAGNEUX sur le monument aux morts de Chinon. Etant donné que j'ignorais tout ou presque des Gagneux au moment où j'ai découvert cela, je me suis dit qu'aujourd'hui il serait facile de "raccorder" celui-ci aux autres. 
Première étape : revoir le monument chinonais. Avec Internet c'est plus rapide pour moi que pour un Chinonais de se mouvoir jusqu'au dit monument (NB : pour ceux qui étaient à mon mariage, on est tous passés devant entre la cérémonie et la promenade sous les arbres).


Je cherche dans ma base généalogique : Emile GAGNEUX. Manque à l'appel.
Alors je lance ici une bouteille à la mer. Qui est donc cet Emile, civil mort pendant la guerre, et qui serait Chinonais. Une visite au gardien du cimetière nous indiquerait peut-être une date de décès, ou alors à la mairie, par simple consultation des registres de décès entre 1939 et 1945. On y apprendrait qui étaient ses parents, et s'il était marié... A suivre !

L'effet pelote de laine

Suite à le réception de mes nouveaux actes, j'ai appelé mon grand-père pour lui parler de ses grands-parents. Comme toujours, l'effet pelote de laine a marché : je donne le bout du fil, et ensemble on tire le reste de la pelote. 

Il se remémore les oncles et tantes. Il savait bien qu'ils n'était pas tous de la même mère mais de là à tout remettre dans l'ordre... Il me parle, je note, et je confirme ce que j'ai déjà trouvé. Dans la masse d'informations, il me glisse que Louis Manceau, son oncle, est mort à la guerre en 1914. 
A mon tour de tirer le fil après avoir raccroché. Je cherche dans la base des Morts pour la France... et je trouve ! 


Ensuite, je fouille dans les images des monuments aux morts. Mais je trouve plus qu'espéré ! Puisque Louis MANCEAU figure sur ceux de Beaumont-en-Véron et d'Avoine, communes voisines. Deux monuments pour un seul homme (ou presque, je n'oublie bien sûr pas tous ses camarades d'infortune) !

Beaumont-en-Véron
Avoine

samedi 2 juin 2012

Mise à jour

Je viens de recevoir les actes de mariage et de décès de Pierre Benjamin MANCEAU et Marie Louise FOURNIER. J'ai appris peu de choses, hormis la date exacte de leurs décès, et qu'elle était divorcée, et pas veuve (comme quoi, y en a eu d'autres dans la famille ;-p).
J'ai donc mis à jour l'article sur la Génération 5, que vous trouvez à partir de la colonne de droite.

jeudi 24 mai 2012

Cousin célèbre : Jean-Marc AYRAULT

Et voici le tableau de cousinage entre le nouveau Premier Ministre et mon grand-père maternel :

(cliquez dessus pour ouvrir en plus grand)

mardi 22 mai 2012

Branche deux-sèvrienne

Pendant ce temps-là, du côté de la branche Manceau...
Vous vous souvenez de mes recherches de l'été dernier ? Pour vous aider, je vous rappelle que nous pistions Pierre Benjamin MANCEAU, le grand-père maternel de mon grand-père maternel. Alors, mon ancêtre brun aux yeux bleus est né dans les Deux-Sèvres, où il s'est marié une 1ère fois, où il a eu "l'oncle Benjamin". Je m'étonnais dans un précédent article de l'écart d'âge entre ses deux enfants (33 ans !!), mais j'ai élucidé cette information : Pierre Benjamin a eu une seconde épouse, beaucoup plus jeune (20 ans de moins que lui), en Touraine, qui lui a donné une fille -> mon aïeule Lucienne.
Depuis, je suis remontée plus avant. 

Pierre Benjamin MANCEAU était le fils de Pierre Jean MANCEAU, un métayer de Rorthais (près de Mauléon, dans les Deux-Sèvres) et de Victoire BEQUET. Cette Victoire, fille d'un bordier, était servante chez les Manceau, donc c'est sûrement là qu'ils se sont fréquentés.

Pierre Jean MANCEAU était le fils de Jean MANCEAU, lui aussi métayer, et de Rose THIBAULT. Ce couple est situé plus au nord de Mauléon, en limite du Maine-et-Loire, aux Echaubrognes.

Jean MANCEAU était le fils de Jean MANCEAU, laboureur, et de Marie FROUIN.

La bonne surprise c'est que j'ai trouvé deux généalogistes qui descendent aussi du couple MANCEAU-FROUIN.
La cerise sur le gâteau, c'est qu'elles me disent qu'en remontant encore 2 générations, on arrive à un couple qui ferait partie des ancêtres de Jean-Marc AYRAULT, notre nouveau Premier Ministre ! A suivre . . .

lundi 21 mai 2012

Signatures

Voici les signatures apposées au pied du contrat de mariage de Zéna et Georges :


Ont signé : Zéna Gagneux / Georges Trainson / Joseph Adolphe Gagneux / Hermance Jouzeau

Le document est daté du 28 juin 1922.

Merci à Colette pour la transmission de la copie du document.

jeudi 17 mai 2012

Donation-partage Millet, des nouvelles

J'ai déjà déchiffré 25 articles. Ils concernent des maisons et des terrains, tous situés à Saint-Rémy-sur-Creuse. Je continue ce travail de fourmi, et reviens vers vous dès qu'il y a matière à commenter. A suivre...

A noter, pour les curieux, qu'il existe un livre ancien accessible gratuitement sur le site de la Bibliothèque Nationale, et qui recense tous les noms de lieux du département de la Vienne. Bien utile pour le chercheur !
Le titre est : Dictionnaire topographique de la France. 27, Dictionnaire topographique du département de la Vienne : comprenant les noms de lieu anciens et moderne, dirigé par L. F. Redet. Il date de 1881, donc il est contemporain de la donation-partage !

Pour y accéder, cliquez ici !

Naissance de Joseph MILLET (1857)

Acte de naissance, Archives de la Vienne, vue 75/120

Naissance de Louise Philomène MILLET (1851)

Acte de naissance, Archives de la Vienne - vues 56 et 57/87

Vous noterez l'orthographe du prénom du nouveau-né : Louise Phyllomaine. Le s est même écrit comme un f, ce qui donne donc Louife Phyllomaine Millet.

mercredi 16 mai 2012

Naissance de François MILLET (1846)


Acte de naissance, Archives de la Vienne, vues 60 et 61/98

Naissance de Marie MILLET (1841) notre aïeule

Acte de naissance, Saint-Rémy-sur-Creuse, Archives de la Vienne, vue 50/94

Naissance de Antoine MILLET, fils de Antoine MILLET (1838)

Acte de naissance, Saint-Rémy-sur-Creuse, Archives de la Vienne, vue 101/115

Louise MILLET (1835-?)

Acte de naissance, Saint-Rémy-sur-Creuse, Archives départementales de la Vienne, vue 47/115
Grâce aux archives de la Vienne, on apprend que :
  • Louise est née le 30 avril 1835 à Saint-Rémy-sur-Creuse,
  • elle demeure à Saint-Rémy-sur-Creuse en 1836,
  • elle a épousé François FOURNIER le 6 avril 1856 à Saint-Rémy-sur-Creuse.
  • elle demeure à Dangé, aux Bacheliers, en 1876.
La donation-partage de 1875 indique qu'elle habitait déjà à Dangé.

dimanche 13 mai 2012

Les bénéficiaires de la donation Millet

Les héritiers de Louise TOUZALIN sont ainsi présentés dans le document en cours de déchiffrage :
1/ Louise MILLET, épouse de François FOURNIER, fermier, avec lequel elle demeure aux Bas Bastullons (ce dernier mot est difficile à lire), commune de Dangé.
2/ Antoine MILLET, garde moulin, demeure au Sous (??) de Molay, commune de Naintré.
3/ Marie MILLET, épouse de François GAGNEUX, aubergiste, avec lequel elle demeure à Mazières, commune de Saint-Rémy.
4/ François MILLET, ouvrier à la manufacture de Châtellerault, demeurant au Sous (??) de Molay, commune de Cenon.
5/ Philomène MILLET, épouse de François PREVAULT, cultivateur, avec lequel elle demeure à Mazières, commune de Saint-Rémy.
6/ Joseph MILLET, cultivateur, mineur âgé de dix-huit ans, demeurant chez Louise TOUZALIN, sa mère (donc à Prudeniers, commune de Saint-Rémy).

Pour mémoire, la date du document est le 12 septembre 1875.

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Ce qui est fort intéressant (en plus du reste) c'est que la description des terrains donnés est géographique, et précise. Par exemple, l'un des terrains est ainsi défini : "un morceau de terre en labours, situé dans les Triffeaux de la Porcherie, commune de Saint-Rémy, contenant 14 ares et 43 centiares, joignant : au levant, Auguste Pager, au midi, le cours d'eau de Thouaré à la rivière de la Creuse, du couchant Auguste Pager et au nord la route de Dangé au pont de Rives". On peut donc aisément reprendre le cadastre ancien (accessible gratuitement sur le site des Archives départementales) et retrouver avec plus ou moins de certitude la part de terre que possédait Louise au moment de la donation. Et puis on pourra s'amuser à additionner toutes les surfaces des terrains pour avoir une idée de l'ampleur du patrimoine !

samedi 12 mai 2012

Léger contre-temps

Je vous demande un petit temps de patience à cause de Colette, car elle m'a envoyé copie du contrat de mariage de Zéna et Georges (1922) et la donation partage de Hermance à ses enfants (1949). . . Et c'est tellement passionnant que je ne sais plus par où commencer ! Quoi qu'il en soit, Colette, je te remercie, je suis aux anges avec cette lecture !
La logique voudrait que je prenne dans l'ordre antichronologique, pour remonter le temps et suivre la trace des biens lorsqu'ils ont été reçus de la génération précédente.
Donc je vous propose de vous parler en premier lieu de la donation partage d'Hermance à ses enfants. En outre, le document de 1922 a été manuscrit par un vieux notaire qui avait sûrement la maladie de Parkinson, ou alors il avait très froid au moment de la rédaction. En tout cas, ses pattes de mouches tremblotantes donnent un peu le mal de mer au lecteur...
Mais on le déchiffrera plus tard.

samedi 5 mai 2012

Donation-partage Millet

Que raconte cette donation-partage ?
Les pattes de mouche du notaire de Dangé me donnent du fil à retordre. Mais je peux quand même comprendre les grandes lignes.
Au début, il y a le détail des bénéficiaires du partage : les 6 enfants d'Antoine et Louise. Il y a les conjoints des filles, les professions, le lieu de résidence de chacun. J'y reviendrai plus tard. A la suite de cette liste, il y a l'acceptation de la donation, car les bénéficiaires doivent donner leur accord pour la valider.
Ensuite vient la distribution. 50 articles définissent les biens à partager. Cette partie n'est pas complètement lisible. Thierry devrait reprendre des photos de meilleure résolution pour nous permettre de tout déchiffrer. Il y avait plusieurs maisons, du mobilier, de nombreux terrains... Plusieurs pages donnent ensuite l'origine de tout ce patrimoine. 
Des lots sont ensuite constitués pour le partage. Une réserve de jouissance est faite au profit de Louise jusqu'au jour de son décès, et sont définies les indemnités de non-jouissance, la pension viagère, l'entrée en jouissance, les charges et conditions. Les chapitres suivants sont ainsi nommés : Paiements des dettes, Garantie hypothécaire, Permission de vendre, Tirage au sort, ...

Je vous détaillerai tout ça dans les prochains articles.
Ci-dessous, les signatures qui closent l'acte.


mardi 1 mai 2012

Quel suspense !

Je viens vous annoncer que j'ai récupéré les images de la donation-partage qui a été faite chez le notaire en 1875 après le décès d'Antoine MILLET, l'arrière-grand-père de Zéna !
La bonne nouvelle c'est que j'ai 33 clichés à éplucher. La mauvaise, c'est que ce sont des pattes de mouches ! Vous allez devoir patienter !


Mais c'est quoi une donation-partage ? C'est un dispositif qu permet de donner une partie de son patrimoine à ses descendants (biens immobiliers, argent, titres, meubles...). Cela peut concerner tous les enfants ou non, mais doit se faire avec le consentement des personnes concernées.
En l'occurrence, la veuve d'Antoine a fait cette donation partage entre leurs 6 enfants.
J'en profite pour remercier Thierry, qui est allé aux Archives Départementales pour prendre ce document en photos !