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mercredi 1 novembre 2023

A comme... A la recherche du décès de Louise GUIET

Pour démarrer ce ChallengeAZ 2023, je reprends mon arbre, côté maternel, et je regarde ce qui me manque. Je cherche depuis plus de 2 décennies, l'accès aux sources a largement évolué, et pourtant il reste des trous dans mes branches. Et c'est tant mieux : j'ai encore de quoi chercher ! \o/

Aujourd'hui, c'est le décès de Louise GUIET qui me manque. Elle était la grand-mère paternelle de ma grand-mère maternelle. J'avais déjà noté lors du ChallengeAZ 2015 que cette information me manquait. Ai-je avancé ?

Voici ce que je sais de Louise GUIET.

Elle est née à Luzé (37) au printemps 1861, de François GUIET et Françoise BERTON. J'ai trouvé son acte de naissance aux Archives départementales. Selon le recensement de 1861, je sais qu'elle vivait à Luzé, lieu-dit Villevert, avec ses parents, sa soeur Jeanne, et leur grand-mère paternelle Catherine GIRARD. Cette dernière s'éteint alors que Louise a 5 mois. Avant ses 5 ans, elle accueille deux frères et une soeur. A 6 ans, elle perd son grand-père maternel Pierre BERTON. A 10 ans, elle a une dernière petite soeur. Ensuite, je perds sa trace, jusqu'à son mariage, en 1886. Elle a alors 25, elle vit toujours à Luzé, où elle épouse Charles TRAINSON, un cultivateur de deux ans son cadet. Il est originaire de Parçay-sur-Vienne, une commune un peu plus au nord. 

Ils vivront 17 ans ensemble, avant qu'il ne meurre tragiquement (accident de travail : chute dans une cuve d'eau bouillante). Il est devenu papetier à La Haye-Descartes. Ils ont eu 4 fils (dont 1 mort en bas âge) et 1 fille. Je les suis jusqu'en mars 1903 (date de l'accident). Louise se retrouve veuve à 41 ans, avec 4 enfants de 3 à 15 ans. Elle reste à La Haye-Descartes. Je l'y trouve en 1911, 1912 et 1919, avec un prénom qui varie : Louise, Léonie ou Victorine.

A l'été 1922, son dernier fils, Georges TRAINSON (le père de ma grand-mère maternelle) se marie aux Ormes (86) avec Zéna GAGNEUX. Louise assiste et conscent à la noce, elle a signé au pied de l'acte. Ensuite, je perds sa trace.

J'ai interrogé mon grand-père, qui pense être allé à ses funérailles. Sachant qu'il a renconté ma grand-mère en 1952, ça ne peut pas être avant. Il était au service ensuite, donc probablement 1954 au plus tôt. Mais la sachant née en 1861, cela fait une femme bien âgée... je ne suis pas certaine complètement de cette indication.

Pour compter large, je restreins la date de décès de Louise à une fourchette 1922-1960. J'ai épluché les décès de la Haye-Descartes, rien. J'ai interrogé les tables décennales des communes où vivaient probablement ses enfants : Avoine, Balesmes, Beaumont-en-Véron, Chinon, La Haye-Descartes, Luzé. Rien !

Je pourrais trouver Louise dans les recensements après 1922 (donc 1926, 1931, 1936 et 1946) mais où ?

Il me faut reprendre le parcours de vie de ses enfants, pour voir s'ils l'ont accueillie dans ses vieux jours. Avez-vous des pistes auxquelles je ne pense pas ?

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Mise à jour faite grâce aux commentaires reçus sous cet article :

Louise/Victorine GUIET a été recensée à Balesmes, lieu-dit Pain Bénit, en 1931 et 1936, où elle résidait seule. Elle n'y a pas été recensée en 1946. 

Son décès ne figure pas à Balesmes ni à Descartes entre 1936 et 1952. 

Louise ne figure pas non plus parmis les absents de la table des successions de Descartes 1936-1967. Pas non plus dans les tables de successions de Chinon 1936-1968

mercredi 1 octobre 2014

Alfred Edmond TRAINSON, Mort pour la France

Alfred Edmond TRAINSON est né à Luzé le 2 juin 1892, de Charles TRAINSON, journalier de 29 ans, et de Victorine GUIET, 31 ans, sans profession. C'est leur deuxième fils. L'aîné s'appelle Adolphe Charles, il a 5 ans.

Acte de naissance - Archives d'Indre et Loire
Après Alfred Edmond naîtront encore 1 fille, Madeleine Victorine, puis 2 garçons : Paul et Henri Georges.
En 1912, à 20 ans, Alfred Edmond est enregistré par l'administration militaire au bureau du Blanc (36). Il portera le n° de matricule 815. 
Les archives départementales de l'Indre n'ont pas (encore) mis en ligne les registres matricules enregistrés au Blanc. Espérons que le centenaire de la Grande Guerre les convaincra de partager ces riches documents prochainement.
En tout cas, je ne me suis pas laissée abattre et j'ai trouvé la fiche matricule n°815, voir ci-dessous.


Fiche matricule n°815, bureau du Blanc, classe 1912

Nous avons accès à cette fiche librement car elle est celle d'un soldat décédé lors de la Première Guerre mondiale ayant obtenu la mention "mort pour la France". 
Sa lecture nous apprend qu'Alfred Edmond était caporal du 66è régiment d'infanterie.

En fouillant un peu, on peut trouver l'historique du 66è régiment. On y apprend qu'il est parti de Tours en août 1914 pour Nancy. Il est ensuite transporté en Champagne le 6/09. 

Le Journal des marches et opérations permet d'affiner les informations. Le convoi a quitté Tours en train le 5/08 au matin. 3412 hommes, 182 chevaux et un peu de matériel. Dès le lendemain, tout en protégeant l'arrivée d'autres régiments, le 66è surveille la ville de Nancy. Le récit est précis sur les horaires et les communes de cantonnement ou de halte. On pourrait facilement en faire la carte. Après être resté plusieurs jours en périphérie de la ville, le 11 août le régiment la traverse sous une chaleur accablante. Ensuite plusieurs jours de manœuvres, canonnades, contournement, soutient à d'autres corps d'armées. Le 8 septembre, "à 3h 1/2, l'artillerie allemande ouvre un feu d'enfer." Le 66è est alors au milieu d'un bois, avec peu de visibilité. A 4h une fusillade intense éclate "De nombreux officiers sont tués ou blessés, et certaines unités sont désemparées et n'obéissent plus à aucune direction."
Pertes du jour : 11 officiers tués et 14 blessés sur 55. "Le soir du 8 septembre 1287 hommes manquaient à l'appel."
Ensuite les manœuvres et échanges de tirs ont continué ici comme ailleurs.

Alfred Edmond ne tiendra pas 2 mois et perdra la vie à Mourmelon le Grand, des suites de ses blessures. Il avait 22 ans.

C'était il y a 100 ans.

Livre d'or 

lundi 13 avril 2009

Les Trainson de Descartes - 3

Je continue ici de vous raconter l'histoire des Trainson de Descartes. Le début est lisible ici.

Les 4 fils de Joseph TRAINSON et Françoise ROYER ont assuré la continuité du nom par leur descendance.
J'ignore pour le moment si l'aîné, Joseph TRAINSON, s'est marié et s'il a eu des enfants.
Charles TRAINSON est notre ancêtre. Il est décédé jeune (40 ans) mais a eu 5 enfants (à ma connaissance) avec Louise GUIET :
  • Adolphe Charles TRAINSON (photo) est né le 22 mai 1887 à Luzé (37). Il a été ajusteur mécanicien à la manufacture d'armes de Châtellerault. Il a épousé Maria Louise VERNA, couturière, le 28 septembre 1912 à Balesmes (86) et a ainsi reconnu et légitimé la fille qu'elle a eue 5 ans plus tôt.
  • Alfred Edmond TRAINSON est né le 2 juin 1892 à Luzé (37). Je sais peu de choses le concernant. Mais grâce à la femme dont je vous parlais précédemment, l'acte de décès visible ici nous apprend qu'il est mort pour la France le 1er octobre 1914 à Mourmelon-le-Grand (Marne) à l'âge de 22 ans. Il est noté sur sa fiche (à droite) : décédé des suites de ses blessures. Acte de décès transcrit le 18 avril 1918 à La Haye-Descartes (37)"
    Alfred Edmond fut mobilisé avec le 66è régiment d'infanterie, 2ème compagnie. On retrouve ici (fichier PDF) un bout de ce qu'a vécu ce régiment en 1914. J'en présente des extraits sur le site consacré à son frère.
    Alfred Edmond laissera sa vie pour son pays. Il est décédé le 1er octobre 1914 à 22 ans.
  • Madeleine Victorine TRAINSON est née le 28 août 1894 à La Haye-Descartes. Je ne sais pas quelle profession elle a pu exercer. Elle a épousé un Monsieur HEBERT qui lui a donné une fille, Madeleine. J'ignore les dates du mariage et de la naissance. Madeleine Victorine est décédée pendant la guerre, à Eaubonne (Val d'Oise) le 19 décembre 1941. (ci-dessous son acte de naissance)
Acte de naissance de Madeleine Victorine TRAINSON
  • Paul TRAINSON est né le 23 mai 1897 à La Haye-Descartes et décédé le 7 mars 1898 à La Haye-Descartes, à l'âge de 9 mois. Il n'a évidemment pas eu le temps d'assurer une descendance.
  • Henri Georges TRAINSON est né le 3 mai 1899 à La Haye-Descartes. Il épousa le 30 juin 1922 Zéna GAGNEUX, à Dangé (86). Ils eurent 5 enfants.
    Henri Georges exerça les activités d'imprimeur, de charpentier, de plombier-zingueur et de ferblantier. Il a déménagé en 1931 à Avoine avec sa petite famille pour y reprendre la succession d'un Plombier Zingueur. Il a été résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale. Médaillé de la Croix de guerre 1939-1945 étoile d'argent.Pour en savoir plus sur Henri Georges, voir le site qui lui est consacré. (Et si vous souhaitez apporter des compléments c'est au même endroit. Merci)
    Henri Georges est décédé à Avoine (37) à l'âge de 61 ans, le 18 août 1960.
(à suivre...)