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samedi 2 mai 2026

Paulette a rejoint Raymond

 J'ai appris ce matin que Paulette est décédée hier soir. Elle aurait eu 102 ans le mois prochain. 


En juillet dernier, la Nouvelle République avait publié un article à l'occasion de son 101e anniversaire, je le reproduis ci-dessous (crédit photo : NR) en corrigeant le prénom de sa 1ère fille.

Mercredi 26 juin, Paulette TRAINSON a célébré ses 101 ans à l’EHPAD de la Bourdaisière, où elle réside depuis 2022, en présence de sa famille, de la directrice de l’établissement et des élus venus lui offrir des fleurs. 
La centenaire est née le 24 juin 1924 à Beaumont-en-Véron, à proximité de Chinon. Après avoir décroché son certificat d’études, elle travaille à la ferme familiale avec sa mère, son père étant fait prisonnier de guerre. 
En 1940, elle fait la rencontre de Raymond TRAINSON et se maria en février 1945. Son mari exerçait le métier de couvreur à son compte, pendant que Paulette s’occupait de la gestion de l’entreprise et des repas des employés. 
Cette union a donné naissance à trois enfants : Claude, Jocelyne et Nicole. La famille compte huit petits-enfants, dix-neuf arrière-petits-enfants, et six arrière-arrière-petits-enfants. Toujours pleine d’énergie, Paulette TRAINSON lit attentivement la Nouvelle République chaque matin et s’adonne aux grilles de mots-croisés. Elle mène une vie tranquille au sein de l’établissement, entourée de sa famille et de ses amis.

jeudi 22 août 2024

Paulette a 100 ans !

On n'a pas beaucoup de centenaires dans l'arbre généalogique ! 

Grâce aux réseaux sociaux (et Joselyne !), j'ai pu voir les photos ci-dessous que Vincent MORETTE, le maire de Montlouis-sur-Loire, a publiées sur son compte Facebook. Il lui a rendu visite à l'Ehpad à l'occasion de son anniversaire. 



(Crédit photos : Vincent MORETTE,
les personnes présentes dessus peuvent demander à être floutées)

Je n'ai pas une goutte de sang en commun avec Paulette*, mais c'est ma grand-tante car elle est la veuve du frère de ma grand-mère maternelle. 

Paulette est née le 24 juin 1924 à Beaumont-en-Véron, où elle a vécu toute sa vie. Ses parents, cultivateurs, s'y étaient mariés 9 mois plus tôt, ils avaient tous les deux 21 ans.

Paulette aussi s'est mariée à 21 ans, le 3 février 1945, à Beaumont-en-Véron, évidemment. C'était avec Raymond TRAINSON, de 2 mois son cadet. Il vivait à Avoine avec ses parents : Georges TRAINSON et Zéna GAGNEUX. Paulette avait un fils, né en 1941, qui fut légitimé par le mariage. Vinrent ensuite agrandir la famille : Joselyne en 1952 et Nicole en 1954. Raymond était couvreur. 

J'ai peu connu Paulette. Ma grand-mère (sa belle-soeur) n'était pas du genre à fédérer... Je me souviens d'une cousinade Trainson qui s'est tenue dans la cour de Paulette, à Détilly (commune de Beaumont-en-Véron). Ce devait en 2006 je pense. 

La suite de mon récit sera donc seulement généalogique.

Claude s'est marié à Beaumont-en-Véron en 1963 avec Francine ACIER. Ils ont eu 2 filles puis un fils, qui leur donneront 10 petits-enfants (à ma connaissance, j'ai peut-être manqué quelques mises à jour :-D). 

Joselyne s'est mariée en 1975 avec Daniel CORBERY. Ils ont eu une fille et un fils. J'ai eu connaissance de petits-enfants nés en 2008 et 2012. 

Nicole s'est mariée en 1974 avec Thierry LAUDIÈRE. Ils ont eu une fille et 2 fils. J'ai su qu'ils ont eu des petits-enfants en 2008, 2012 et 2014.

J'ai donc compté parmi la descendance de Paulette et Raymond : 3 enfants, dont 8 petits-enfants, dont 15 arrière petits-enfants (mais il en manque probablement à ma connaissance).

Raymond est décédé en 2005, et Claude en 2021.

Je souhaite un bon anniversaire à Paulette ! Et je fais une bise à toute sa branche descendante !

* jusqu'à preuve du contraire, puisque je n'ai pas fait son arbre généalogique pour le vérifier. Zéna l'a fait, on pourra regarder.

Remarque : comme toujours, vous pouvez compléter cette publication via les commentaires.

jeudi 16 novembre 2023

N comme... Ne lisez pas la presse ancienne

J'ai toujours adoré la presse ancienne, avec ses réclames d'un autre temps et ses avis d'objets trouvés. Quand il s'agit d'un objet perdu, il y a souvent une récompense. Mais le plus surprenant avec nos yeux modernes, c'est le récit des faits divers. Je lisais hier le détail d'un avis de suicide, précisant que le fusil fut chargé peu avant le tir et que la tête fut totalement emportée. Avec précision : les gendarmes trouvères de la chair et de la cervelle à 15 mètres du corps !

Concernant mon arbre, il y a eu peu de faits divers. Plutôt des nécrologies. Mais le fait qui dépassa le cadre local date de 1903. Charles TRAINSON était chauffeur en papeterie. Il ne conduisait pas de voiture mais s'assurer de la bonne chauffe de l'eau. Il finit tragiquement. Je vous laisse apprécier la mention dans le journal La Mayenne du 14 mars 1903 (trouvé sur Retronews.fr).

mercredi 8 novembre 2023

G comme... Guerres

En remontant le temps et l'Histoire, on empile les actes d'état civil et puis on essaye de s'imaginer ce que nos ancêtres ont connu. Mes origines sont exclusivement françaises. 

La branche maternelle de mon arbre généalogique (= ascendance directe) n'a perdu personne lors des deux guerres mondiales. Mais j'ai quand même de quoi raconter ici.

Ma grand-mère maternelle est née en 1934. Quelques années plus tard la France est coupée en deux. La ligne de démarcation se situe à 50 km de chez ma grand-mère. Dès juin 1940, son père Henri Georges TRAINSON s'engage dans la résistance. Pendant toute la guerre il contribue au passage de la ligne pour des évadés de camps de prisonniers. A partir de 1941, il constitue un dépôt d'armes chez lui sur les instructions d'un capitaine de gendarmerie. Il commit d'autres faits de résistance encore et surtout ma grand-mère, comme le reste de la fratrie, avait pour consigne de ne rien dire, surtout à quiconque demanderait... Au cours de mes recherches, plusieurs décennies plus tard, je feuilletais une publication de la presse locale commémorant les événements nationaux en reproduisant des coupures d'époque. Ma grand-mère pris peur à la vue d'un portrait. Elle m'expliqua que cette femme était venue par trois fois à la maison, pendant la guerre. Et les trois fois elle avait demandé à voir son père, et chaque fois il avait été prévenu et s'était carapaté. Sous le portrait, j'ai lu le nom de Clara Knecht. Il est facile aujourd'hui d'en savoir plus. C'était une Alsacienne qui servait de traductrice pour la Gestapo à Tours lors des séances de torture. Mon arrière-grand-père a survécu à la guerre jusqu'en 1960. On ignore ce qu'est devenu Clara Knecht, condamnée à mort par contumace le 6 septembre 1945 par la cour de justice d'Indre-et-Loire.

J'ai pu consulter le dossier de demande de reconnaissance FFI de mon ancêtre, au Service Historique de la Défense, écrit de sa main, relatant certains faits de résistance. Il n'obtint pas le titre, car il n'a jamais prêté allégeance à aucun organisme de résistance, pourtant il a contribué à tous ceux qui ont sillonné sa campagne.

Du côté de mon grand-père : né en 1931 et donc trop jeune pour être mobilisé en 1939. Son père avait 6 ans en 1914, trop jeune pour la Grande Guerre, mais pas pour la Seconde Guerre, il avait 31 ans... je n'ai pas trouvé de fiche matricule au nom de Gabriel Marius COUBARD (bureau de Châtellerault - classe 1918).

Il y a bien eu des prisonniers, ou des décorés, et même un dont le nom a été gravé dans la pierre de deux monuments aux morts, mais c'étaient des collatéraux (cousins, oncles....). J'en ai déjà parlé ici, il suffit de cliquer sur le libellé Monument aux morts pour en lire plus.

mercredi 1 novembre 2023

A comme... A la recherche du décès de Louise GUIET

Pour démarrer ce ChallengeAZ 2023, je reprends mon arbre, côté maternel, et je regarde ce qui me manque. Je cherche depuis plus de 2 décennies, l'accès aux sources a largement évolué, et pourtant il reste des trous dans mes branches. Et c'est tant mieux : j'ai encore de quoi chercher ! \o/

Aujourd'hui, c'est le décès de Louise GUIET qui me manque. Elle était la grand-mère paternelle de ma grand-mère maternelle. J'avais déjà noté lors du ChallengeAZ 2015 que cette information me manquait. Ai-je avancé ?

Voici ce que je sais de Louise GUIET.

Elle est née à Luzé (37) au printemps 1861, de François GUIET et Françoise BERTON. J'ai trouvé son acte de naissance aux Archives départementales. Selon le recensement de 1861, je sais qu'elle vivait à Luzé, lieu-dit Villevert, avec ses parents, sa soeur Jeanne, et leur grand-mère paternelle Catherine GIRARD. Cette dernière s'éteint alors que Louise a 5 mois. Avant ses 5 ans, elle accueille deux frères et une soeur. A 6 ans, elle perd son grand-père maternel Pierre BERTON. A 10 ans, elle a une dernière petite soeur. Ensuite, je perds sa trace, jusqu'à son mariage, en 1886. Elle a alors 25, elle vit toujours à Luzé, où elle épouse Charles TRAINSON, un cultivateur de deux ans son cadet. Il est originaire de Parçay-sur-Vienne, une commune un peu plus au nord. 

Ils vivront 17 ans ensemble, avant qu'il ne meurre tragiquement (accident de travail : chute dans une cuve d'eau bouillante). Il est devenu papetier à La Haye-Descartes. Ils ont eu 4 fils (dont 1 mort en bas âge) et 1 fille. Je les suis jusqu'en mars 1903 (date de l'accident). Louise se retrouve veuve à 41 ans, avec 4 enfants de 3 à 15 ans. Elle reste à La Haye-Descartes. Je l'y trouve en 1911, 1912 et 1919, avec un prénom qui varie : Louise, Léonie ou Victorine.

A l'été 1922, son dernier fils, Georges TRAINSON (le père de ma grand-mère maternelle) se marie aux Ormes (86) avec Zéna GAGNEUX. Louise assiste et conscent à la noce, elle a signé au pied de l'acte. Ensuite, je perds sa trace.

J'ai interrogé mon grand-père, qui pense être allé à ses funérailles. Sachant qu'il a renconté ma grand-mère en 1952, ça ne peut pas être avant. Il était au service ensuite, donc probablement 1954 au plus tôt. Mais la sachant née en 1861, cela fait une femme bien âgée... je ne suis pas certaine complètement de cette indication.

Pour compter large, je restreins la date de décès de Louise à une fourchette 1922-1960. J'ai épluché les décès de la Haye-Descartes, rien. J'ai interrogé les tables décennales des communes où vivaient probablement ses enfants : Avoine, Balesmes, Beaumont-en-Véron, Chinon, La Haye-Descartes, Luzé. Rien !

Je pourrais trouver Louise dans les recensements après 1922 (donc 1926, 1931, 1936 et 1946) mais où ?

Il me faut reprendre le parcours de vie de ses enfants, pour voir s'ils l'ont accueillie dans ses vieux jours. Avez-vous des pistes auxquelles je ne pense pas ?

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Mise à jour faite grâce aux commentaires reçus sous cet article :

Louise/Victorine GUIET a été recensée à Balesmes, lieu-dit Pain Bénit, en 1931 et 1936, où elle résidait seule. Elle n'y a pas été recensée en 1946. 

Son décès ne figure pas à Balesmes ni à Descartes entre 1936 et 1952. 

Louise ne figure pas non plus parmis les absents de la table des successions de Descartes 1936-1967. Pas non plus dans les tables de successions de Chinon 1936-1968

vendredi 22 novembre 2019

S comme... Sépultures

Nos anciens nous ont précédés et certains sont déjà partis. Nous ne les oublions pas. Ma façon de me souvenir, c'est d'entretenir notre arbre généalogique. Je ne les ai pas tous rencontrés, évidemment, mais j'essaie à ma façon de les connaître.

L'autre façon de se rapprocher d'eux, c'est de se recueillir sur leurs stèles, quand ils en ont (encore) une. Alors pour vous y aider, voici une liste incomplète de leurs sépultures. Je n'ai pas pu en trouver beaucoup, si vous en connaissez d'autres, je peux évidemment compléter la liste.

Du plus récent au plus ancien, par lieu de sépulture

A Dangé-Saint-Romain

Michel GAGNEUX(1926-2018), neveu de Zéna, grand-père d’Aurélie
Colette GAGNEUX (1934-2015), épouse CHAMPION, nièce de Zéna
Madeleine DUPUY (1912-2009), veuve de Robert GAGNEUX (frère de Zéna), mère de Colette GAGNEUX
Gisèle GAGNEUX (1918-1998), sœur de Zéna
Maurice GAGNEUX (1902-1995), frère de Zéna
Robert GAGNEUX (1911-1993), frère de Zéna
Marie ARCHAMBAULT (1907-1971), épouse de Maurice GAGNEUX
Hermance JOUZEAU (1881-1958), épouse d’Adolphe GAGNEUX, mère de Zéna
Adolphe GAGNEUX (1870-1938), mari d'Hermance JOUZEAU, père de Zéna

A Avoine

Zéna GAGNEUX (1900-1982)
Georges Henri TRAINSON  (1899-1960)

A Beaumont-en-Véron

Lucette TRAINSON (1931-2009), fille de Zéna et Georges TRAINSON
Gilles DELALANDE (1927-1996), époux de Lucette TRAINSON

A Benais

Yann TRAINSON (1949-2003), petit-fils de Zéna et Georges, fils de Jean TRAINSON et de Nicole MAZARD

Incinéré

Raymond TRAINSON (1924-2005), fils de Zéna et Georges

Qu'ils soient ici, ou ailleurs, peu importe, nous pensons à eux.

samedi 16 novembre 2019

N comme... Numéro 1355

Le matricule n°1355 est né en 1899 en Touraine. Lors de son enregistrement militaire, à 20 ans, il est ferblantier zingueur et réside à Tours.
Le signalement de sa fiche matricule le dit châtain foncé, aux yeux marrons, son front est fuyant, son nez est rectiligne, il a le visage long. Il mesure 1m59. Il sait lire et écrire.

Il est incorporé soldat de 2e classe le 17/04/1918. Il part aux armées le 29/08/1918 puis rentre au dépôt le 14/05/1919. Il est parti en campagne contre l'Allemagne du 14/05/1919 au 12/06/1919, puis en Orient du 13/06/1919 au 23/10/1919. Il est rentré en France le 17/12/1920, à la suite de quoi il est envoyé dans la disponibilité le 21/03/1921. Un certificat de bonne conduite lui est accordé. Rappelé, il est arrivé au corps le 05/05/1921, il est parti en occupation en Rhénanie, du 08/05 au 05/06/1921 avant d'être renvoyé dans ses foyers le 06/06/1921.
Il sera classé "sans affectation" le 04/08/1931.

Il est affecté à la poudrerie du Ripault le 05/01/1933. C'est une poudrerie nationale située en Touraine.

Rappelé par mobilisation générale, il est de nouveau affecté au Ripault le 21/09/1939. Renvoyé définitivement dans ses foyers le 24/11/1939 (à 40 ans).

Henri Georges TRAINSON n'était pas qu'un matricule. Cet état de services n'est qu'un prisme par lequel on peut le découvrir un peu.

Ce qu'il a fait à partir de juin 1940, je l'ai raconté ici, à partir de son témoignage à lui.

mardi 12 novembre 2019

J comme... Joseph TRAINSON

Je vous propose aujourd'hui d'aller à la rencontre de Joseph TRAINSON. Il fut le grand-père de mon arrière-grand-père, ou l'arrière grand-père de ma grand-mère Gisèle, vous me suivez ?

Joseph est né le 17 février 1838 à 5 heures du soir, aux Cornus, commune de Rilly-sur-Vienne, en Touraine, dans une famille de cultivateurs. La France est alors dirigée par le monarque Louis-Philippe Ier. C'est le lendemain matin que son père Pierre TRAINSON a déclaré la naissance à la mairie.

Acte de naissance de Joseph TRAINSON - 1838 - Archives d'Indre-et-Loire
Joseph naît après 3 autres enfants. Jusqu'à son mariage, il restera à Rilly-sur-Vienne. A 22 ans, il épouse une fille de La Celle-Saint-Avant, une commune plus à l'ouest.

Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise ROYER - 1860 - Archives d'Indre-et-Loire
Date et heure
Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise ROYER - 1860 - Archives d'Indre-et-Loire
Présentation de l'époux et de ses parents
Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise ROYER - 1860 - Archives d'Indre-et-Loire
Présentation de l'épouse et de ses parents
Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise ROYER - 1860 - Archives d'Indre-et-Loire
Échange des consentements (ils ont dit oui !)
Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise ROYER - 1860 - Archives d'Indre-et-Loire
Témoins et signatures
Avec Françoise ROYER il ira vivre à Parçay-sur-Vienne (au nord de Rilly-sur-Vienne), il y restera jusqu'à son décès. Françoise lui donnera 4 enfants.
Acte de naissance de Joseph - 1860 - Archives d'Indre-et-Loire
Acte de naissance de Charles - 1863 - Archives d'Indre-et-Loire
Acte de naissance de Joseph (mort-né) - 1865 - Archives d'Indre-et-Loire

Acte de naissance d'Auguste - 1867 - Archives d'Indre-et-Loire
A 37 ans, Joseph perd son épouse. Il est alors veuf et a 3 enfants de 8 à 15 ans.

Acte de décès - 1875 - Archives d'Indre-et-Loire
en cliquant dessus, on voit la signature de Joseph

A 44 ans Joseph épouse Françoise BERTON (dont la mère s'appelait Françoise TRAINSON !)  à Parçay-sur-Vienne. Je n'ai pas trouvé d'enfant issu de ce couple.
Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise BERTON - 1882 - Archives d'Indre-et-Loire
Présentation de l'époux et de ses parents
Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise BERTON- 1882 - Archives d'Indre-et-Loire
Présentation de l'épouse et de ses parents (dont sa mère, Françoise TRAINSON)

Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise BERTON - 1882 - Archives d'Indre-et-Loire
échange des consentements
Acte de mariage de Joseph TRAINSON et Françoise BERTON - 1882 - Archives d'Indre-et-Loire
Signatures et témoins 


Joseph est décédé à 57 ans, à Parçay-sur-Vienne, le 9 mars 1895.

Acte de décès de Joseph TRAINSON - 1895 - Archives d'Indre-et-Loire
Il a été gagiste, journalier puis cultivateur.
Le gagiste se "louait" à un employeur, pour un an ou plus, il recevait ses gages (son paiement) contre ses services. Comme un tueur à gages, mais sans tuer ! Le journalier était un ouvrier agricole, employé à la journée.
Ses 3 enfants lui donneront 12 petits-enfants, dont Henri Georges, mon arrière-grand-père (voir l'article de samedi dernier).

samedi 9 novembre 2019

H comme... Henri Georges TRAINSON

Avez-vous déjà fait l'expérience de taper dans un moteur de recherches le nom de quelqu'un, comme ça, pour voir ?
Tiens d'ailleurs, comme on parle d'arbre sur ce blog, je vous recommande d'utiliser Ecosia, c'est un moteur de recherches très performant, qui permet de contribuer à la plantation d'arbres en ... effectuant vos recherches.
Je ferme cette page de pub gratuite et je reviens à mes moutons.
Alors, si vous tapez "Henri Georges TRAINSON" dans Ecosia, il se passe quoi ?
Cliquer ici pour voir
Alors alors ?

Vous avez trouvé le blog dédié à cet homme, né juste avant le XXe siècle dans une famille d'ouvriers d'Indre-et-Loire, tout près de la Vienne. Il était mon arrière grand-père et j'ai voulu lui consacrer ce site pour retracer une partie de sa vie, celle dont je trouve trace dans les archives diverses (départementales, militaires, familiales...).
Ainsi vous pouvez aller à sa rencontre et, pourquoi pas, compléter le récit et les documents, comme d'autres l'ont déjà fait (voir les compléments sous chaque article).

Il est né dans une fratrie qui a perdu un frère. Son père est mort d'un accident du travail avant ses 5 ans. Adolescent la guerre emporta son frère. Adulte il a fait le choix de partir 50 km plus loin pour installer sa petite famille et travailler. La guerre a éclaté, dès 1940 il entra en résistance. Ses faits d'armes, je les ai trouvés, écrits de sa main. Pourtant il n'a pas fait ça pour la gloire, au contraire ! Il a résisté sincèrement et sans intégrer aucun réseau, il a surtout œuvré pour faire avancer l'action collective clandestine, en renseignant, en cachant des gens ou du matériel... Et puis il a survécu à cette guerre, même si tout était fait par la Gestapo pour que ça n'arrive pas.

Je ne l'ai pas connu, je suis née 21 ans après son décès, alors je fouille les archives et je restitue mes trouvailles.
Que vous soyez de la famille ou non, je vous invite à lire le récit de son histoire. Elle est forcément partielle, mais les trouvailles permettent un peu de donner de l'épaisseur et pourquoi pas d'évoquer des souvenirs.

vendredi 9 juin 2017

H comme... Henri TRAINSON

Mon aïeul est parti en 1960, je n'ai pas eu l'honneur de le connaître. En 2011, je suis allée à sa rencontre. Je me suis rendue à Vincennes, aux archives du Service Historique de la Défense, pour consulter le dossier qu'il a constitué en 1951 dans le but d'obtenir la reconnaissance de services F.F.I. 
Je vous emmène à la découverte de ce dossier.

Henri est né en 1899. Il a 52 ans quand il transmet ces documents. J'ai 30 ans quand je les consulte. Je découvre son écriture.


De Juin 1940 à la Libération j'ai continué mon métier à mon domicile à Avoine.
Pour l'exécution des faits de résistance qui seront énumérés plus loin j'ai dû, très fréquemment, abandonner la vie familiale pour accompagner jusqu'à la ligne de démarcation les quelques 200 évadés des camps de prisonniers que, de 1940 à 1942, j'ai fait passer en zone libre.
Nombreux déplacement à Tours pour liaison avec le réseau Marco-Paulo (transport de fausses pièces d'identité, etc...) de 1943 à la libération, déplacements à mes frais personnels.

Henri a renseigné les pages suivantes en suivant plus ou moins les indications. Je vous ai dit qu'il avait résisté à l'occupant ? ;-)


Résistance individuelle de juin 1940 à la Libération
De 1940 à 1942  j'ai assuré le passage en zone libre, en les accompagnant jusqu'à la ligne de démarcation d'environ 200 évadés des camps de prisonniers. Pour beaucoup d'entre eux je les ai hébergés à mon domicile, ai fourni des effets civils que je me procurais à Tours, au secours national, auprès de M. Gernet, fusillé par les /////
En 1941 1° sur les instructions du capitaine de gendarmerie BOUILLIE de Chinon, actuellement chef de ///// à Montpellier, j'ai constitué chez moi un petit dépôt d'armes de guerre et d'explosifs
2° J'achète à mes frais 2000 cartouches de chasse que je distribue aux amis encore pourvus d'armes.
3° Je recueille un aviateur anglais descendu à Cherbourg et le fais passer en zone libre. Le Gouvernement anglais, pour ce fait, m'a envoyé une lettre de félicitations
1942-1943 Je recueille chez moi des évadés des camps de prisonniers (Viau Roger et Parrot Marcel de Chinon) et leur fournis de faux papiers d'identités volés à la commandantutr du Havre par un employé, fusillé depuis.
2° Je fournis à des réfractaires STO plusieurs centaines de fausses cartes d'identité et de faux certificats de travail que j'établissais moi-même malgré la grosse difficulté de se procurer les imprimés nécessaires. La gendarmerie de Chinon (adj. chef Emeriau) était au courant et peut en témoigner.
1943 Par l'intermédiaire de M. Gernet, mentionné plus haut, je fais la connaissance de M. Le Minor, 12 place de Halles et Robert Petit 104 rue Marat à Tours, membres du groupe Baobab. J'aide ce groupe en lui servant de boîte aux lettres et dans la fourniture de cartes d'identité et de vêtements à des évadés, donnant des adresses de gens sûrs, etc... Lors de l'arrestation de membres du groupe, je recueille chez moi les deux échappés (Le Minor et Petit sus nommés) leur fournis de fausses pièces d'identité et leur permet d'é///// définitivement aux allemands.

2°/ D'accord avec M. Arnault, contrôleur des PTT à Chinon, arrêté par la suite et disparu, ///// déserteurs de l'armée allemande (1 Lorrain et 1 Tcheco-slovaque) des effets et des faux papiers sous l///// fermes des environs. Arrêtés par la suite : (Le gendarme Langoumois actuellement comre de police à Chinon peut-///// 
1944 Le capitaine Costa (Radio. Chef groupe Baobab) me demande d'installer chez moi un poste émetteur ce qui a ///// de boîte aux lettres. Fusillé le 10 août 1944, je place son fils à Avoine où je le le fais admettre comme réfu///// En juin 1944 avec 4 camarades nous tendons une embuscade aux motorisés allemands. Pas de résultat malheure/////moto et voiture son remplacés par deux automotrailleuses. Nous avons failli y laisser notre vie.
2°/ Je recueille Francis Carême déjà refoulé de la frontière espagnole en 1941, qui veut rejoindre l'armée de Gaulle. Je lui donne une adresse pour St Jean de Luz où on l'aidera à franchir la frontière. A été arrêté porteur de lettres me compromettant directement comme résistant. Déporté à Buchenwald. Etonné à son retour que je n'aie pas moi-même été arrêté.
3°/ J'ai reçu du Comt Roche (Capne Caillou dans la résistance) l'insigne FFI (croix de Lorraine) n°00117.
Le 8 Xbre 1946, un dossier de demande de carte FFI a été adressée par moi au Gal de la subdon de Tours. A ce dossier était jointes 15 lettres de remerciements d'évadés que j'avais aidés. En 1947, nouveau dossier, relatif à une demande de récompense ///// de résistance. Je demande que ces dossiers soient joints au présent et que soient recueillis les témoignages du Comt de gendarmerie Bouillie de Montpellier, de l'adj chef de gendarmerie Emeriau de Chinon et du Comt de police Langoumois de Chinon.

Décorations obtenues
1°/ 1946 - Lettre de félicitations du Gouvernement anglais pour le secours apporté à un aviateur anglais tombé en zone occupée
2°/ Insigne FFI n°00117 (croix de Lorraine) reçu du comt Roche, alias capne Caillou - 1945

Signature, cachet de la maire d'Avoine et avis de la commission départementale : 


///// = illisible

samedi 27 mai 2017

Journée nationale de la Résistance

En ce jour dédié à la mémoire de ceux qui ont résisté à l'oppression, je ne peux pas faire l'impasse. J'ai dédié un blog à mon arrière-grand-père Georges TRAINSON (1899-1960) qui a risqué sa vie pour en sauver d'autres. Plusieurs fois la Gestapo est venu le chercher. En vain, puisqu'il avait été prévenu. 
Grâce à ce blog j'ai pu mettre à plat ce que j'ai trouvé le concernant. Des visiteurs ont laissé des commentaires qui m'ont permis de connaître le sort de certaines personnes qui ont œuvré avec lui, du groupe Baobab ou du réseau Marco-Polo. Ils faisaient du renseignement, mais il ne s'est pas arrêté là. Par chance, il n'a pas été récupéré par la Gestapo, ni interné, ni déporté. Il a survécu à la Guerre. Ses amis n'ont pas tous eu cette chance.

J'ai déjà évoqué mon aïeul ici.
Vous trouverez le blog qui lui est dédié là.

vendredi 5 mai 2017

Les Garnaux 1977

Voici la suite des photos d'Aurélie, il y en aura d'autres encore. Vous pouvez cliquer dessus pour agrandir.


Photo 7
Je reconnais au centre mes grands-parents Marius COUBARD et Gisèle TRAINSON, ils ne sont pas encore grands-parents à l'époque. Gilles DELALANDE et Lucette TRAINSON sont face à eux.
Aurélie dit : en rose, mon grand-père Michel GAGNEUX

Photo 8
Aurélie dit : en rose, mon grand-père Michel GAGNEUX

Photo 9
En arrière plan, mon grand-père Marius.
Aurélie dit : mon père Christian TOUZALIN

Photo 10

La même tablée que précédemment, on voit à droite Lucette et Gilles.

Photo 11
En jaune, je reconnais ma mère, et à gauche le foulard sur la tête : Dominique TRAINSON (d'après les photos précédentes).
Christophe dit : sur le banc à droite, chemisier blanc et jupe bleue à pois blancs c'est bien Claudine, ma mère que je reconnais aisément à sa chevelure volumineuse...LOL!

lundi 1 mai 2017

Souvenirs, souvenirs...

Aurélie a eu l'opportunité récemment d'ouvrir des albums photos qui nous concernent plus ou moins. En voici quelques-unes datant du 29 mai 1977, la famille s'est retrouvée aux Garnaux, en limite de commune de Dangé-Saint-Romain.
La qualité n'est pas celle du numérique, mais on reconnaît quand même quelques personnes.
Si vous en identifiez, merci de commenter, je mettrai à jour les textes.
Si vous vous reconnaissez et que vous ne souhaitez pas figurer sur ce blog, merci de procéder de la même façon, je tiendrai compte de vos demandes.

Les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus.

Photo 1
Sur celle-ci je reconnais la moustache de mon grand-père Marius COUBARD (de profil, sous la personne à la chemise rouge), Lucette TRAINSON de dos, (robe noire à motifs blancs) à côté de de son mari Gilles DELALANDE (chemise noire).

Joselyne dit : Papa est en blanc. Jean son frère en bleu et Nicole sa femme en blanc. Gilles de dos à côté de Lucette. Au fond entre les parasols Jean-Pierre ALBERICO.
Bruno dit : chemise bleue = Jean TRAINSON, en marcel blanc Raymond TRAINSON (l'intrépide), sur la tête de Raymond : sa femme Paulette. En corsage blanc : Nicole MAZARD, l'épouse de Jean. Debout entre les deux parasols, hésitation entre Jean-Marc DADU et Thierry LAUDIÈRE.

Photo 2
Alors là... je sèche ! Je peux toujours fournir une liste des cousins nés avant 1975, mais bon ! :-D

Aurélie dit : debout en orange et casquettes blanches ce sont mes frères. Assis en tailleur et en rouge Jean Philippe TOUZALIN (fils de Marcel et France TOUZALIN)
Christophe dit : Je pense m'être reconnu !! Debout, le 4eme en partant de la droite.
Ophélie dit : en bas avec le magnifique pantalon rayé c'est possible que ce soit mon père :-)
Joselyne dit : en bas foulard blanc Dominique, au dessus en rouge Franck, enfants de Claude TRAINSON mon frère. Chemise carreaux clairs : Christophe. Chemise marron, un fils de Colette (GAGNEUX épouse CHAMPION) en noir également. En bas pantalon rayé Pascal TRAINSON.
Bruno dit : assis pantalon rayé : Pascal TRAINSON, assise en blanc avec des couettes : Valérie BRILLAUD, assise avec le foulard blanc : Dominique TRAINSON, debout avec le bermuda gris et chemisette blanche : Christophe ALBERICO. à sa gauche : Christophe BRILLAUD, le frère de Valérie. 

Photo 3
Qui sont ces gourmands ?

Aurélie dit :  devant le méchoui en bleu c'est mon oncle Marcel TOUZALIN (mari de France GAGNEUX), l'organisateur et propriétaire du terrain.
Joselyne dit : avec le chapeau : Papa, avec le cousin TOUZALIN en bleu.
Bruno dit : avec le chapeau c'est Raymond, et l'autre peut-être Marius 

Photo 4
On retrouve Lucette, de face cette fois, toujours en robe noire avec motifs blancs. Je pense reconnaître la femme qui a la main sur le torse, mais j'ai un doute...

Aurélie dit : un peu coupée sur la gauche c'est ma tante Réjane GAGNEUX
Joselyne dit : Lucette à côré de Jeannine, au fond France TOUZALIN et Colette (torchon à la main)
Bruno dit : en blanc c'est Jeannine MARTINIÈRE épouse BRILLAUD

Il y avait du monde pour essuyer la vaisselle !

Photo 5
Joselyne dit : Lucette, de dos Patricia

Photo 6
En jaune, Patricia COUBARD, ma mère, enceinte de mon frère.

Aurélie dit : les mains dans la bassine c'est ma grand-mère Gisèle DESTOUCHES, femme de Michel GAGNEUX

Vous verrez d'autres photos rapidement dans un prochain article.

mercredi 24 juin 2015

U comme... Utiliser les permaliens des archives en ligne

Les quoi !!?

Les permaliens, ou liens permanents. Vous connaissez ?
Ces chaines de caractères sont bien pratiques pour renvoyer par exemple vers l'image d'un acte d'état civil mis en ligne sur le site d'un service d'archives départementales.
Ce qui est plus intéressant que de copier l'adresse URL (http://archivesdepartementales....) est que le permalien est garanti. Cela signifie qu'il sera toujours valide. Et alors ?
Imaginons que les départements changent de nom ou que les archives ne soient plus départementales ou qu'une nouvelle norme exige que le lien soit désormais de type "http://ad...." vous pourrez toujours fouiller dans vos notes mais les liens URL qui auront changé le moindre caractère seront tous morts et inutiles.

Alors que le permalien, si obscure apparaît-il aux béotiens, sera toujours valide. Intéressant non ?

Par exemple, si je cherche l'acte de naissance de mon aïeule Zéna GAGNEUX, je sais grâce aux notes déjà prises que je le trouverai sur le site des archives départementales de la Vienne. Je clique et je vais interroger le registre d'état civil de la commune de Saint-Rémy-sur-Creuse 1893-1902, et rejoindre la vue 118/172.
Ou bien suivre le lien suivant : http://archivesnumerisees.cg86.fr/ark:/28387/88143c9c805f46f1d5b8dd3801630c93

Ceci est un permalien. On voit bien qu'il commence comme l'autre, mais il contient ARK qui garantit la pérennité du lien. Alors comme nous sourçons nos données, nous pouvons aussi leur lier cette référence qui facilité l'accès immédiat à un document.
Sur le site des AD86 il faut cliquer sur le bouton Créer le lien en haut à droite, il vous ouvre une fenêtre centrale. Il faut copier le lien.



Voir sur ce site les sites d'archives départementales et communales (entre autres) qui utilisent cette option. Notez que les AD de la Vienne n'y sont pas référencées, et pourtant cela fait des années qu'elles la proposent.

La base Mémoire des Hommes l'utilise et la propose aussi. Ainsi, on peut consulter la fiche d'Alfred Edmond TRAINSON, mort pour la France, en joignant drectement le lien : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523a028202251/5242c0acec6ce



mardi 23 juin 2015

T comme... Tables décennales

Depuis 1792 les actes de l'état civil sont listés par tranches de 10 années dans des registres, par type puis par chronologie. Ce sont des tables décennales. Ces documents permettent au généalogiste de chercher sur une décennie tous les événements enregistrés dans une commune sans tourner toutes les pages d'un registre d'état civil. Ainsi, quand je m'intéresse aux Trainson consignés dans les livres de Parçay-sur-Vienne au lendemain de la Révolution française, je n'ai pas besoin de lire tous les actes. La table décennale de 1792-1802 me renseigne déjà bien : 
  • Naissances : Trinson Marie le 23 septembre 1793 - Trinson Marie le 20 pluviose an 2 - Trinson Jean le 16 frimaire an 3 - Trinson pierre le 10 pluviose an 4 - Trinson Jean le 6 ventose an 7 - Trinson Françoise le 6 pluviose an 8 
  • Mariage : Rabotteau Vincent et Marie Trinçon le 10 ventose an 5 
  • Décès : Trinson René le 6 janvier 1793 - Trinson Marie 7 octobre 1793 - Trinson Jean 20 vendemiaire an 4 


Je n'ai plus qu'à aller aux pages du registre complet qui m'intéressent pour connaître les détails de ces actes en particulier. L'avantage est de gagner du temps, mais l'inconvénient de pratiquer ainsi est qu'on passe à côté des actes dont les personnages secondaires sont des Trainson/Trinson par exemple, s'ils ont été cités comme témoins de mariage ou parrains de nouveaux-nés...

Un rappel pour ceux qui trouveraient la solution trop facile... Je vous invite à décrypter l'extrait ci-dessous, vous avez 4 heures... (merci de sauter une ligne pour la correction)


J'ai l'habitude, quand je prends une nouvelle décennie, d'élargir la recherche à tout le registre. Ainsi, on a parfois la naissance et le décès d'un enfant dans le même livre, et on prend le foyer dans son ensemble, au rythme des actes enregistrés. Il arrive aussi qu'on lise plusieurs mariages à la suite pour une même fratrie, ou le décès d'une femme après la naissance de l'enfant... Ainsi défile la vie de nos ancêtres au fil des pages des registres.


samedi 6 juin 2015

F comme...Fouiller !

En préparant ce billet, je me demande de quelle famille vous parler. Les FOUCHARD d'Anjou, dont la plus récente porteuse du nom enfanta notre Marie MARIA qui a tant fait parler lors du défi de A à Z de 2013 (fille de personne, enfant abandonnée, dont l'enfant fut reconnu par François COUBARD)... ou bien les FOURNIER de Touraine dont était issue Lucienne née FOURNIER, reconnue par Pierre MANCEAU...
ou alors vous parler des porteurs du prénom François(e) dans ma branche maternelle...
A force de fouiller dans mon arbre j'allais bien trouver matière à raconter.
Les porteurs du prénom, sur une seule génération :

  • François COUBARD, en Anjou, vous le connaissez bien maintenant puisque je vous l'ai déjà présenté. Il a épousé Marie MARIA, ma branche morte qui a retrouvé une filiation en 2013 lors du défi. Il a donné un nom à son épouse ainsi qu'à son fils né de père inconnu. En 1876 cet homme a fixé le nom de toute une descendance qui le porte encore 139 ans après. 
  • Françoise ROYER, en Touraine, était la grand-mère paternelle de Georges TRAINSON, époux de Zéna. Elle est décédée à 34 ans, si bien qu'elle ne connut aucun de ses petits-enfants ! Joseph TRAINSON, veuf de Françoise, se retrouva avec 3 enfants de 8, 12 et 16 ans. Il épousa ensuite une autre Françoise, BERTON cette fois, pas plus jeune pourtant, mais sûrement en meilleure santé. 
  • François GUIET, en Touraine, le grand-père maternel de Georges TRAINSON, s'est aussi marié deux fois. La 1ère fois à 32 ans, avec Jeanne CHAMPIGNY, mais se retrouva veuf avec un bébé de 6 mois à élever. Il fit le même choix que Joseph TRAINSON (ci-dessus) en épousant ensuite une fille BERTON, Louise cette fois, qui lui donna 4 ou 5 enfants (j'ai un doute sur deux filles nées la même année...). 
  • François GAGNEUX, à la limite Touraine-Poitou, le grand-père paternel de Zéna, est décédé à 80 ans. Il a déclaré plusieurs métiers : gagiste, journalier, aubergiste, cultivateur et propriétaire. Et sans jamais savoir signer. Celui-ci va m'occuper un moment encore : malgré toutes mes recherches je ne lui trouvé qu'un mariage à 25 ans et qu'un enfant à 31 ans. Ce n'est pas impossible, mais ce n'est pas courant pour l'époque (fin XIXè). Je vais devoir encore... fouiller !

jeudi 4 juin 2015

D comme... Der des Der

Comment passer à côté de l'anniversaire qui est commémoré depuis l'an passé ? La Grande Guerre a 100 ans, et nos familles ont été relativement épargnées. Si je remonte ma branche maternelle, je ne peux dire que je puisse vous présenter beaucoup de Poilus (pas qu'il n'y ait eu que des imberbes !). 

Citons Alfred Edmond TRAINSON le frère de Georges. Il aurait pu être le beau-frère de Zéna mais il a péri trop tôt. Il est mort en 1914 à Mourmelon-le-Grand.

Citons aussi Louis Alexis MANCEAU, l'oncle de mon grand-père maternel, décédé en 1914 en Belgique.

Citons Auguste Henri RABEAU un cousin au 7è degré de Zéna, du côté maternel. Il est mort en 1919 à Chinon.

J'ai recensé pas mal de Morts pour la France en partant des monuments aux morts des communes de mes ancêtres. Je n'ai pas fini cette quête, mais je reviendrai ici vous en parler si les trouvailles se raccrochaient à notre arbre. 

mercredi 1 octobre 2014

Alfred Edmond TRAINSON, Mort pour la France

Alfred Edmond TRAINSON est né à Luzé le 2 juin 1892, de Charles TRAINSON, journalier de 29 ans, et de Victorine GUIET, 31 ans, sans profession. C'est leur deuxième fils. L'aîné s'appelle Adolphe Charles, il a 5 ans.

Acte de naissance - Archives d'Indre et Loire
Après Alfred Edmond naîtront encore 1 fille, Madeleine Victorine, puis 2 garçons : Paul et Henri Georges.
En 1912, à 20 ans, Alfred Edmond est enregistré par l'administration militaire au bureau du Blanc (36). Il portera le n° de matricule 815. 
Les archives départementales de l'Indre n'ont pas (encore) mis en ligne les registres matricules enregistrés au Blanc. Espérons que le centenaire de la Grande Guerre les convaincra de partager ces riches documents prochainement.
En tout cas, je ne me suis pas laissée abattre et j'ai trouvé la fiche matricule n°815, voir ci-dessous.


Fiche matricule n°815, bureau du Blanc, classe 1912

Nous avons accès à cette fiche librement car elle est celle d'un soldat décédé lors de la Première Guerre mondiale ayant obtenu la mention "mort pour la France". 
Sa lecture nous apprend qu'Alfred Edmond était caporal du 66è régiment d'infanterie.

En fouillant un peu, on peut trouver l'historique du 66è régiment. On y apprend qu'il est parti de Tours en août 1914 pour Nancy. Il est ensuite transporté en Champagne le 6/09. 

Le Journal des marches et opérations permet d'affiner les informations. Le convoi a quitté Tours en train le 5/08 au matin. 3412 hommes, 182 chevaux et un peu de matériel. Dès le lendemain, tout en protégeant l'arrivée d'autres régiments, le 66è surveille la ville de Nancy. Le récit est précis sur les horaires et les communes de cantonnement ou de halte. On pourrait facilement en faire la carte. Après être resté plusieurs jours en périphérie de la ville, le 11 août le régiment la traverse sous une chaleur accablante. Ensuite plusieurs jours de manœuvres, canonnades, contournement, soutient à d'autres corps d'armées. Le 8 septembre, "à 3h 1/2, l'artillerie allemande ouvre un feu d'enfer." Le 66è est alors au milieu d'un bois, avec peu de visibilité. A 4h une fusillade intense éclate "De nombreux officiers sont tués ou blessés, et certaines unités sont désemparées et n'obéissent plus à aucune direction."
Pertes du jour : 11 officiers tués et 14 blessés sur 55. "Le soir du 8 septembre 1287 hommes manquaient à l'appel."
Ensuite les manœuvres et échanges de tirs ont continué ici comme ailleurs.

Alfred Edmond ne tiendra pas 2 mois et perdra la vie à Mourmelon le Grand, des suites de ses blessures. Il avait 22 ans.

C'était il y a 100 ans.

Livre d'or 

lundi 21 juillet 2014

Noces de diamant


Gisèle TRAINSON et Marius COUBARD
Mariés le lundi 5 juillet 1954 à Avoine (Indre-et-Loire)

Je profite de ce petit billet pour souhaiter également de belles noces de diamant à Colette et Guy qui se sont mariés le samedi suivant la noce tourangelle, le 10 juillet 1954 !